[Publication] Quand les forêts s’enracinent à l’écran
Notre article à découvrir sur The Conversation France
L’article propose d’explorer les forêts du Grand Est non comme de simples décors, mais comme des espaces profondément investis par le cinéma, où se mêlent histoire, esthétique et identité. Elles incarnent à l’écran des territoires de travail, de mémoire, de mystère et d’émotion, révélant à la fois les usages humains (exploitation du bois, scieries, papeteries) et la beauté paysagère méconnue.
Les réalisateurs choisissent ces forêts pour leur valeur esthétique, leur rareté ou l’attachement personnel qu’ils entretiennent au territoire, donnant naissance à des films où le lieu devient vecteur de sens et d’identification. Les forêts du Grand Est se déploient ainsi comme des espaces narratifs pluriels : lieux d’ombre et de tension, propices au cinéma de genre (fantastique, polar, guerre) ; mais aussi espaces lumineux et poétiques, favorisant transformation, émancipation et apaisement.
À travers cette dualité, le cinéma montre que la forêt dépasse le rôle de décor pour devenir un outil de territorialité sensible, un miroir des émotions et un catalyseur de récit. Le Grand Est apparaît alors comme un territoire cinématographique riche, où paysages, mémoire et imaginaires se croisent pour offrir une expérience à la fois concrète et symbolique.
30 novembre 2025
