Étape 1 : Forbach - Maison de Claire Burger
Ce parcours intègre les lieux de tournages des films Party Girl et C’est ça l’amour réalisés par Claire Burger.
Party Girl, Samuel Theis, Claire Burger, Marie Amachoukeli, 2015
Synopsis : Angélique a soixante ans. Elle aime encore la fête, elle aime encore les hommes. La nuit, pour gagner sa vie, elle les fait boire dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares. Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser
C’est ça l’amour, Claire Burger, 2018
Synopsis : L’histoire de Mario, un homme qui tient la maison depuis que sa femme est partie. Désormais, il doit élever seul ses deux filles, adolescentes en crise. Frida, 14 ans, lui reproche le départ de sa mère. Niki, 17 ans, rêve de quitter la maison. Mario, lui, attend toujours le retour de sa femme.
Départ de Forbach (devant le Théâtre Le Carreau – Avenue Saint-Rémy). Y rester pour les étapes 1 et 2 de ce parcours.
Nous vous proposons de partir de Forbach car c’est dans cette commune que se déroule principalement le film C’est ça l’amour qui s’inspire directement de l’univers de l’enfance de la réalisatrice forbachoise Claire Burger.
« Au fond, la plupart du temps, mes histoires pourraient être racontées dans un autre décor que celui de ma ville natale. Mais Forbach me rattrape à chaque fois », avoue Claire Burger. « Peut-être parce que lorsque j’écris, j’ai besoin d’avoir des lieux précis en tête, et qu’ils s’incarnent ici. » Propos de Claire Burger recueillis par Arnaud Stoerkler – La Semaine – 27 mars 2019
Claire Burger, à l’occasion de la sortie de Party Girl, explique : « même l’accent qu’il y a dans ce coin précis de la Lorraine (Forbach), c’est un accent très ignoré. Les Français ne connaissent pas du tout cet endroit. C’est une vraie spécificité, une vraie singularité qu’on veut mettre en avant », My Lorraine, mai 2014. Virginie Despentes, quant à elle, « aurait aimé aussi pouvoir filmer des acteurs lorrains, avec l’accent […] parce que je crois que c’est un accent qu’on n’entend jamais ; j’ai l’impression d’aller au cinéma depuis des années sans jamais entendre l’accent de chez moi. » Ici C Nancy, mars 2012
C’est ça l’amour, se déroule à Forbach. Après le succès de Party Girl, la réalisatrice forbachoise se livre un peu plus en racontant sa propre histoire.
Elle s’est entourée de comédiens amateurs et de 850 figurants locaux pour réaliser son film. Au-delà des aspects biographiques, la réalisatrice cherche également à montrer une région ouvrière. Elle filme Forbach, une ville sinistrée économiquement, mais sans s’attarder sur les paysages industriels : elle donne plutôt la parole aux habitants de ce territoire autour de leur vision du futur.
En ancrant ses scénarios dans le biographique et en utilisant l’écosystème du territoire (habitants, identité, lieux), Claire Burger fait de ses fictions à la fois un outil de monstration du territoire tel qu’il est et le vecteur de narration d’une classe sociale. « J’ai écrit le scénario [de C’est ça l’amour] en pensant à la maison de mon père. C’est celle où j’ai grandi, je pouvais facilement imaginer le découpage, faire évoluer les personnages dans ce décor que je visualisais parfaitement » (Dossier de presse).
La maison familiale de Claire Burger (cette maison n’est pas localisée géographiquement dans la ville). Nous avons fait le choix de vous proposer de nombreuses images du film tournées à l’intérieur de cette maison car cela vous permet de mieux appréhender l’univers dont la réalisatrice a voulu rendre compte.
















« C’est ça l’amour a été tourné dans le domicile où grandît Claire Burger, où vivait encore, avant le tournage du film, son père, syllogomane (qui accumule des objets). Elle espérait de la sorte que ce dernier puisse profiter du film pour démarrer une nouvelle vie – et ranger la maison familiale- lui qui fut incapable de reconstruire sa vie après le départ de son épouse ». Le Mag Cinéma – 4 mai 2019.
« Je pouvais facilement imaginer le découpage, faire évoluer les personnages dans ce décor que je visualisais parfaitement. Comme pour mes précédents films j’ai tenu à tourner dans ma ville natale, Forbach. C’est un territoire singulier que je voulais continuer à explorer. Lors des repérages nous avons cherché des maisons plus spacieuses qui auraient facilité le travail de l’équipe, mais je n’ai pas réussi à me résoudre à tourner ailleurs. Il y avait quelque chose d’émouvant et de réparateur pour moi dans le fait de filmer cet espace lié à mon enfance, d’y faire évoluer les acteurs. Je voulais parler avec le plus de sincérité et d’intimité possible d’une situation qu’on peut considérer comme banale, mais qui est dramatique pour beaucoup de famille au moment où elle survient», propos de Claire Burger figurant dans le dossier de presse du film.










































