Les résonances des voix

Personnage emblématique de la région, Jeanne d’Arc est une figure très présente au cinéma : simple évocation, lieux de mémoire et de pèlerinages, sujet principal, fresque historique.

La première représentation cinématographique de Jeanne d’Arc est réalisée par Georges Méliès en 1900. D’autres films de grands réalisateurs (Flemming, Rivette, Besson) suivront, retraçant les principales étapes de son parcours et de son engagement. Un long-métrage de Dumont se focalise sur l’enfance et l’adolescence du personnage. Le cinéma montre que les lieux fréquentés par La Pucelle constituent une curiosité touristique et que cette figure mythique dépasse les frontières du Grand Est, allant jusqu’à tapisser les murs d’un dessin animé récent de Walt Disney. Jeanne d’Arc n’est pas le seul personnage historique originaire de la région à habiter le cinéma : citons à titre d’exemples le général de Gaulle ou encore les poètes Rimbaud et Verlaine.

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Jeanne la Pucelle, Rivette, 1994

Marne et Vosges La Pucelle d’Orléans compte parmi les personnages historiques les plus fréquemment traités au cinéma. Le film de Jacques Rivette, constitué de deux volets (Les batailles et Les prisons), retrace, en plus de cinq heures, l’épopée de Jeanne d’Arc avec un grand souci d’authenticité historique. L’interprétation de Sandrine Bonnaire fait de cette figure […]

Jeanne la Pucelle, Rivette, 1994


Marne et Vosges

La Pucelle d’Orléans compte parmi les personnages historiques les plus fréquemment traités au cinéma. Le film de Jacques Rivette, constitué de deux volets (Les batailles et Les prisons), retrace, en plus de cinq heures, l’épopée de Jeanne d’Arc avec un grand souci d’authenticité historique. L’interprétation de Sandrine Bonnaire fait de cette figure historique un personnage humain et attachant.

Ce film évite « magistralement les écueils du drame historique en redonnant, grâce à l’époustouflante Sandrine Bonnaire, une sidérante corporalité, une voix, des gestes terrestres, à cette figure par trop mythifiée de l’Histoire de France. » Mathieu Macheret, Jacques Rivette ou la part secrète du cinéma, juin 2016

L’illustration dépeint Jeanne D’Arc sous les traits de Sandrine Bonnaire dans la première partie du film : Jeanne la pucelle I — Les batailles.

Synopsis : Depuis son plus jeune âge, Jeanne d’Arc entend des voix lui ordonnant de bouter les Anglais hors de France et de mener le Dauphin Charles à Reims. Confiante dans sa mission, la jeune femme persuade son seigneur, le sire de Baudricourt, et le Dauphin en personne, de lui confier une armée. Impressionné par autant de maturité et de courage, ce dernier accepte la requête de Jeanne, mettant ainsi le royaume en péril.

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Jeanne la Pucelle, Rivette, 1994

Cathédrale de Reims, Marne Orléans délivré du siège, le Dauphin accède à la requête de Jeanne et se rend à Reims, où il reçoit l’onction sacrée, qui fait de lui l’incontestable roi de France. Jeanne est dans la confusion ; ses « voix » ne la guident plus. Ses ennemis, jaloux de sa gloire, travaillent à son discrédit […]

Jeanne la Pucelle, Rivette, 1994


Cathédrale de Reims, Marne

Orléans délivré du siège, le Dauphin accède à la requête de Jeanne et se rend à Reims, où il reçoit l’onction sacrée, qui fait de lui l’incontestable roi de France. Jeanne est dans la confusion ; ses « voix » ne la guident plus. Ses ennemis, jaloux de sa gloire, travaillent à son discrédit auprès du roi. Cependant, la pucelle préfère continuer le combat…

Dans cette deuxième partie du film s’intitulant Jeanne la pucelle II — Les prisons, la scène du sacre de Charles VII se déroule dans la cathédrale Notre-Dame de Reims, le lieu symbolique du sacre des rois de France.

L’illustration représente ce moment charnière du film.

La puissance politique des archevêques de Reims aboutit, à partir de 1027 (Henri 1er), à fixer définitivement le lieu du sacre à Reims. Tous les rois de France capétiens ont été sacrés dans la cité rémoise, à l’exception de sept d’entre eux.

L’onction du roi lors de la cérémonie du sacre était symbolisée par l’usage d’un mélange d’une huile sacrée (conservée dans une fiole appelée la Sainte Ampoule) et du saint chrême (huiles parfumées). L’archevêque de Reims conserve aujourd’hui un infime reste de cette relique dans une ampoule de substitution.

Synopsis : Depuis son plus jeune âge, Jeanne d’Arc entend des voix lui ordonnant de bouter les Anglais hors de France et de mener le Dauphin Charles à Reims. Confiante dans sa mission, la jeune femme persuade son seigneur, le sire de Baudricourt, et le Dauphin en personne, de lui confier une armée. Impressionné par autant de maturité et de courage, ce dernier accepte la requête de Jeanne, mettant ainsi le royaume en péril.

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Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, Dumont, 2017

Vosges Pour Bruno Dumont, « Raconter la vie de Jeanne d’Arc, c’est dire et faire entendre ce qu’est la France, tout simplement ». Dans ce long-métrage musical en deux parties, le cinéaste retrace l’enfance puis l’adolescence méconnues de Jeanne d’Arc. Il explique : « Je recherchais cette Jeanne : petite, dormante et “commençante”. » Dossier de presse. Le film […]

Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, Dumont, 2017


Vosges

Pour Bruno Dumont, « Raconter la vie de Jeanne d’Arc, c’est dire et faire entendre ce qu’est la France, tout simplement ». Dans ce long-métrage musical en deux parties, le cinéaste retrace l’enfance puis l’adolescence méconnues de Jeanne d’Arc. Il explique : « Je recherchais cette Jeanne : petite, dormante et “commençante”. » Dossier de presse. Le film se situe donc en 1425 dans un Domrémy mental reconfiguré par le réalisateur. Au vu du sujet du film, le genre musical est un parti pris artistique audacieux et inattendu.

Ce film est « Une vision de la Pucelle insolite, mais ô combien contemporaine et vibrante. » Les inrocks, septembre 2017

Synopsis : Domrémy, 1425. Jeannette n’est pas encore Jeanne d’Arc, mais à 8 ans elle veut déjà bouter les anglais hors du royaume de France. Inspirée du Mystère de la charité de Jeanne d’Arc (1910) et de Jeanne d’Arc (1897) œuvres de Charles Péguy, la Jeannette de Bruno Dumont revisite les jeunes années d’une future sainte sous forme d’un film musical à la BO électro-pop-rock signée Gautier Serre, alias Igorrr et aux chorégraphies signées Philippe Decouflé.

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Domrémy : la maison de Jeanne d’Arc, frères Lumière, 1899

Domrémy-la-Pucelle, Vosges Les frères Lumière ont immortalisé la maison natale de Jeanne d’Arc, personnage historique et figure emblématique incontournable. Ce photogramme met en scène une religieuse (à côté de la porte d’entrée), qui pourrait symboliser la piété de Jeanne d’Arc, et deux hommes qui se promènent dans le jardin. Ce film s’intitule Domrémy : la […]

Domrémy : la maison de Jeanne d’Arc, frères Lumière, 1899


Domrémy-la-Pucelle, Vosges

Les frères Lumière ont immortalisé la maison natale de Jeanne d’Arc, personnage historique et figure emblématique incontournable. Ce photogramme met en scène une religieuse (à côté de la porte d’entrée), qui pourrait symboliser la piété de Jeanne d’Arc, et deux hommes qui se promènent dans le jardin.
Ce film s’intitule Domrémy : la maison de Jeanne d’Arc (Vue N° 1186).

Cette demeure située à Domrémy-la-Pucelle a été classée monument historique dès 1840. Achetée par le département des Vosges en 1818, elle a été conservée et restaurée. Sa façade est ornée d’un tympan sculpté d’armoiries du XVe siècle et d’une statue de Jeanne la représentant agenouillée, en armure. Plusieurs pièces de cette maison sont encore ouvertes à la visite.

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Un amour de pluie, Brialy, 1973

La fontaine des fiévreux, Domrémy-la-Pucelle, Vosges Elizabeth (Romy Schneider) et sa fille Cécile (Bénédicte Bucher) passent leurs vacances à Vittel. Elles profitent de leur temps libre pour visiter la région, ensemble ou chacune accompagnée de leur amour estival. Parmi les visites les plus marquantes, Cécile et Georges (Mehdi El Glaoui) se rendent à Domrémy-la-Pucelle (Vosges) […]

Un amour de pluie, Brialy, 1973


La fontaine des fiévreux, Domrémy-la-Pucelle, Vosges

Elizabeth (Romy Schneider) et sa fille Cécile (Bénédicte Bucher) passent leurs vacances à Vittel. Elles profitent de leur temps libre pour visiter la région, ensemble ou chacune accompagnée de leur amour estival. Parmi les visites les plus marquantes, Cécile et Georges (Mehdi El Glaoui) se rendent à Domrémy-la-Pucelle (Vosges) et passent un moment à la fontaine des fièvreux.

La fontaine des fiévreux à Domrémy-la-Pucelle, aussi appelée fontaine Jeanne d’Arc ou fontaine de la Pucelle, est celle où Jeanne d’Arc aurait entendu Sainte-Catherine et Sainte-Marguerite (15e siècle). Elle est aussi réputée pour ses propriétés curatives, selon l’inscription sur la plaque commémorative : “Ici coule la fontaine de la pucelle réputée, disait-on au temps de Ste Jeanne, pour guérir les fiévreux. « Ste Catherine et Ste Marguerite vous ont-elles parlé à la fontaine qui est près de l’arbre ? — Oui je les y ai entendues. » Procès de Rouen 1431, interrogatoire du 1er mars”.

Synopsis : Une mère et sa fille de 15 ans partent en cure pour leurs vacances. La mère tombe sous le charme d’un Italien, Giovanni, tandis que sa fille s’amourache du cuisinier de l’hôtel, Georges.

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Jeanne d’Arc, Fleming, 1948

Vosges Le panneau dessiné apparaît dans le générique du début du film. Il mentionne la date à laquelle Jeanne d’Arc affirme avoir entendu des voix célestes (Domrémy, 1428) qui présagent sa mission pour libérer le royaume de France de l’envahisseur. Elle parcourt la route jusqu’à Vaucouleurs (1429) où elle obtient, après plusieurs requêtes, une escorte […]

Jeanne d’Arc, Fleming, 1948


Vosges

Le panneau dessiné apparaît dans le générique du début du film. Il mentionne la date à laquelle Jeanne d’Arc affirme avoir entendu des voix célestes (Domrémy, 1428) qui présagent sa mission pour libérer le royaume de France de l’envahisseur. Elle parcourt la route jusqu’à Vaucouleurs (1429) où elle obtient, après plusieurs requêtes, une escorte de la part de Robert de Baudricourt, capitaine de cette ville. Elle arrive sur les terres de Chinon en mars de la même année pour rencontrer le Dauphin Charles qui lui donne son accord pour tenter la libération d’Orléans alors assiégée par les Anglais. Sur fond d’armoiries, ces mentions écrites résument les grandes étapes de son parcours et marquent le début du film de Victor Fleming.

Synopsis : L’épopée de Jeanne d’Arc, qui reçut l’ordre divin de délivrer son pays de l’envahisseur anglais.

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La reine des neiges, Buck et Lee, 2013

Elsa a un don particulier, celui de créer et de contrôler la neige et la glace. Petite, elle ne maîtrise pas encore totalement ce pouvoir et blesse accidentellement, mais grièvement, sa sœur cadette, Anna. À compter de cet incident, Elsa s’isole dans sa chambre et refuse de jouer avec sa sœur, de peur de la […]

La reine des neiges, Buck et Lee, 2013


Elsa a un don particulier, celui de créer et de contrôler la neige et la glace. Petite, elle ne maîtrise pas encore totalement ce pouvoir et blesse accidentellement, mais grièvement, sa sœur cadette, Anna. À compter de cet incident, Elsa s’isole dans sa chambre et refuse de jouer avec sa sœur, de peur de la blesser de nouveau. Anne s’ennuie, elle court dans le château d’Arendelle, glisse sur les rampes d’escalier. Dans une scène, elle cherche de la compagnie auprès des personnages historiques peints sur les tableaux d’une grande salle du château. Parmi eux, un portrait de Jeanne d’Arc chevauchant son cheval.

Jeanne d’Arc est également une insertion sonore. Dans la populaire chanson du film Je voudrais un bonhomme de neige, Anna interpelle le tableau : « Salut Jeanne d’Arc ! »

Synopsis : Anna, une jeune fille, aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven, à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel… En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

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De Gaulle

Colombey-les-Deux-Eglises, Haute-Marne La région Grand Est est présente dans le film à travers la figure emblématique du général Charles de Gaulle et plusieurs références explicites à des lieux et événements majeurs de l’histoire. Le film s’ouvre à Colombey-les-Deux-Églises, en Haute-Marne, dans la maison familiale de De Gaulle, ancrant d’emblée le récit dans ce territoire. Cette […]

De Gaulle


Colombey-les-Deux-Eglises, Haute-Marne

La région Grand Est est présente dans le film à travers la figure emblématique du général Charles de Gaulle et plusieurs références explicites à des lieux et événements majeurs de l’histoire. Le film s’ouvre à Colombey-les-Deux-Églises, en Haute-Marne, dans la maison familiale de De Gaulle, ancrant d’emblée le récit dans ce territoire. Cette présence est renforcée par une mention écrite du village ainsi que par plusieurs mentions sonores, notamment lorsque De Gaulle écrit à son épouse que « Colombey serait un bon gîte s’il n’était pas sur la route de Paris à Strasbourg ». D’autres références historiques liées à la région apparaissent également, comme l’évocation des combats de Verdun par le ministre de l’Intérieur Mandel s’adressant à Pétain, ou encore la remarque de la secrétaire : « Le vainqueur de Verdun peut-il se tromper à ce point », soulignant le poids mémoriel et symbolique de ces lieux du Grand Est dans le film.

Ce film constitue une première au cinéma, puisqu’il s’agit du tout premier long métrage de fiction entièrement consacré au général Charles de Gaulle. Sa sortie en 2020 revêt une portée symbolique particulière, une année marquée par d’importantes commémorations : le 80ᵉ anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940 et le 50ᵉ anniversaire de la mort de Charles de Gaulle, survenue le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises. Paradoxalement, malgré son importance historique, De Gaulle a longtemps été un personnage peu traité par le cinéma : s’il a inspiré quelques téléfilms tels que L’Appel du 18 juin ou Le Grand Charles, ainsi que de nombreux documentaires, aucun film de fiction destiné au grand écran ne lui avait encore été dédié. Au cinéma, il apparaissait jusqu’alors surtout de manière indirecte, en silhouette ou en ombre, comme une figure iconique que l’on n’osait pas représenter frontalement.

« Entrer dans l’intimité de Charles de Gaulle était aussi une manière de voir différemment ce personnage que l’on regarde habituellement de bas vers le haut: nous voulions le montrer à hauteur d’homme… ». Yvonne « quitte la maison familiale de la Boisserie à Colombey-les-Deux-Eglises en Haute Marne pour se réfugier chez sa sœur dans le Loiret avant de partir vers la Bretagne à Carantec puis à Brest où elle tente de monter à bord d’un bateau pour l’Angleterre… »

Gabriel Le Bomin (dossier de presse)

Synopsis : 1940. De Gaulle s’oppose à Pétain car il souhaite poursuivre l’offensive militaire. À Colombey, Yvonne, sa femme, est contrainte de partir. La famille connaît les routes de l’exode jusqu’en Bretagne. Alors que l’armistice se profile, de Gaulle choisit de partir à Londres où Churchill, qui devient un allié, lui permet de parler à la BBC le 18 juin. Yvonne et Charles finissent par se retrouver, après un long périple, dans la capitale londonienne.

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Rimbaud Verlaine

Ardennes La région Grand Est occupe une place notable dans le film, tant par le cadre de l’histoire que par l’identité de ses personnages. Une partie du récit se déroule en effet dans les Ardennes, même si le tournage n’a pas été réalisé sur place. Cette présence régionale est également incarnée par les figures de […]

Rimbaud Verlaine


Ardennes

La région Grand Est occupe une place notable dans le film, tant par le cadre de l’histoire que par l’identité de ses personnages. Une partie du récit se déroule en effet dans les Ardennes, même si le tournage n’a pas été réalisé sur place. Cette présence régionale est également incarnée par les figures de Rimbaud et Verlaine : Rimbaud est présenté comme un peintre né à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, tandis que Verlaine est né à Metz, en Moselle. À travers ces références géographiques et biographiques, le film ancre son récit dans le territoire du Grand Est, renforçant ainsi son lien avec cette région.

Synopsis : Septembre 1871. Depuis trois mois, la Commune de Paris s’est achevée dans le sang. Les Prussiens occupent une partie de la France. Monsieur Thiers est au pouvoir. Sur le quai d’une petite gare des Ardennes, un jeune homme de dix-sept ans attend le train pour Paris. Pour toute carte de visite, il n’a qu’un poème sur lui :  « Le bateau ivre ». Son nom, Arthur Rimbaud. Sur le quai de la Gare de l’Est, un jeune homme l’attend. Il a l’allure d’un employé de bureau. Ce qu’il est, à la ville. Par ailleurs, c’est l’un des représentants les plus brillants d’un nouveau mouvement littéraire : le Parnasse contemporain. C’est l’auteur des  « Fêtes galantes » : Paul Verlaine. Il a vingt-sept ans. Verlaine a invité Rimbaud chez lui. Malheureusement, chez lui, c’est chez les autres, ses beaux-parents, les très bourgeois Mauté de Fleurville, leur fille Mathilde, son épouse, du même âge que Rimbaud, enceinte de huit mois. Très vite, Rimbaud se conduit mal. Il s’horripile du décor et des personnages. Ils le lui rendent bien. Rimbaud est chassé. Verlaine lui trouve un nouveau logement. Il le présente au  » »Cercle des vilains bonshommes », un groupe d’artistes bohêmes. Là encore les excentricités et les imprécations de Rimbaud font scandale. Seul Verlaine s’attache au sillage de ce  « marcheur aux semelles de vent », de ce  « voleur de feu » qui veut  « changer la vie ».

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