C’est ça l’amour, Burger, 2017
Le Carreau, Forbach, Moselle Dans ce film autobiographique, la réalisatrice Claire Burger fait de l’art un fil rouge en miroir de Forbach comme de sa jeunesse : « Mon père était un boulimique de culture, il n’a pas arrêté de me traîner, étant jeune, à des expos ou des concerts. C’était pénible, mais c’est sans […]
C’est ça l’amour, Burger, 2017
Le Carreau, Forbach, Moselle
Dans ce film autobiographique, la réalisatrice Claire Burger fait de l’art un fil rouge en miroir de Forbach comme de sa jeunesse : « Mon père était un boulimique de culture, il n’a pas arrêté de me traîner, étant jeune, à des expos ou des concerts. C’était pénible, mais c’est sans doute grâce à lui si je suis cinéaste aujourd’hui », admet-elle. « À Forbach, il y a eu une tentative de remplacer l’activité, qui n’existait plus, par la culture, sans réussir forcément à toucher la population ouvrière. Mon message, c’est que la culture peut faire vivre les gens, les élever, les enrichir ». La Semaine, mars 2019.
L’illustration montre Mario (Boulie Lanners) sur le parvis de la scène nationale Le Carreau à Forbach. La dénomination du théâtre fait référence au passé minier de la ville.

Dans C’est ça l’amour, de nombreuses scènes se déroulent au Carreau et en dévoilent toutes les facettes : coulisses, loges, régie, scène, salle, espace d’accueil et de réception. Outre le lieu culturel, la réalisatrice souhaite également montrer ce qui s’y joue dans tous les sens du terme : une pièce de théâtre de type Atlas, c’est-à-dire qui se crée avec la prise de parole des habitants de la ville, quelque chose qui peut parler à tous, qui permet au groupe (comme une troupe) de se constituer en créant du lien social.
« Nous avons recréé un Atlas à Forbach, pour le film, en recrutant des gens de différentes couches sociales et de différentes communautés. […] La ville a subi la déflagration de la fermeture des mines, elle souffre de l’absence de vision pour le futur. Je ne voulais pas que la caméra s’attarde sur les paysages industriels, mais qu’elle filme les corps et les visages de ses habitants, qu’elle leur donne la parole. Ces voix personnelles et collectives entrent en résonance avec l’histoire de Mario et de ses filles. […] Sur scène, je voulais réunir symboliquement les différentes communautés de ma ville […], appeler à une réconciliation sociale, mais aussi à une réconciliation familiale. » Claire Burger, dossier de presse
Synopsis : L’histoire de Mario, un homme qui tient la maison depuis que sa femme est partie. Désormais, il doit élever seul ses deux filles, adolescentes en crise. Frida, 14 ans, lui reproche le départ de sa mère. Niki, 17 ans, rêve de quitter la maison. Mario, lui, attend toujours le retour de sa femme.