J’accuse, Gance, 1919
Meurthe-et-Moselle et Meuse Le film d’Abel Gance, dont le titre s’inspire de l’article d’Émile Zola publié au cours de l’affaire Dreyfus, est un plaidoyer contre la guerre. Ce long-métrage muet fait explicitement référence à la Première Guerre mondiale par les inscriptions qui apparaissent à l’écran et qui sont absolument nécessaires pour situer les champs de […]
J’accuse, Gance, 1919
Meurthe-et-Moselle et Meuse
Le film d’Abel Gance, dont le titre s’inspire de l’article d’Émile Zola publié au cours de l’affaire Dreyfus, est un plaidoyer contre la guerre. Ce long-métrage muet fait explicitement référence à la Première Guerre mondiale par les inscriptions qui apparaissent à l’écran et qui sont absolument nécessaires pour situer les champs de bataille. Le film montre aussi la vie et l’attente des poilus dans les tranchées ; parmi ceux-ci figurent les deux principaux personnages du film : Jean Diaz (Romuald Joubé) et François Laurin (Séverin Mars). Les scènes de bataille ont été tournées lors des derniers mois pendant le conflit et sur les lieux mêmes de celui-ci.

Synopsis : Le film met en relief deux hommes que tout sépare, issus d’un même village. L’un, Jean Diaz, est poète et porte la joie de vivre ; l’autre, François Laurin est une brute qui rend sa femme Édith malheureuse, contrainte au mariage par son père. Jean et Édith tombent amoureux. La guerre éclate. Jean et François apprennent à se connaître pendant la guerre. Édith est déportée en Allemagne comme toutes les femmes de son village. Elle est violée par des soldats, parvient à s’échapper et rentre chez elle. Mais François meurt à la guerre. Quant à Jean, il devient fou, il a des visions macabres qui dénoncent et accusent les horreurs de la guerre et il finit par mourir également.